vendredi 16 octobre 2009

Biennale de Venise - Giardini - le pavillon danois

Voyage à Venise des élèves de l’option histoire des arts et arts plastiques, octobre 2009

Visite d’une installation, au pavillon danois par Clémence V., terminale ES

Le Pavillon Danois situé à l’entrée des Giardini de la Biennale à Venise a été aménagé comme l’intérieur d’une maison. Dès l’entrée le spectateur a l’impression de rentrer dans une maison privée et est quelque peu déboussolé par cet espace d’exposition original.
On est accueilli d’abord par un miroir griffé d’un « I will never see you again ! » écrit au feutre, sous lequel sur une petite table est disposé un bouquet de fleurs et un trousseau de clef. A la droite du miroir on peut distinguer une lampe. Le spectateur se trouve face à un meuble ordinaire qu’il pourrait rencontrer dans n’importe quelle maison. Le graffiti annonce déjà le thème de la visite.
Un long couloir débouche sur la gauche du hall d’entrée. A mi-chemin a été disposée une armoire de Han & Him, Relatives, 2009. Dans l’armoire vitrée on peut distinguer quatre habits noirs liés entre eux.
Au fond du couloir le spectateur entre dans une chambre où règne une atmosphère inquiétante. A première vue, on découvre une sorte de lit superposé peint en noir et qui pourrait sembler carbonisé.Sur ce qui reste du lit on peut distinguer un ordinateur portable, un globe…Sur la droite du lit une trappe a été ouverte dans le bas du mur et donne dans le jardin. Le spectateur s’interroge alors, « Quelqu’un s’est sauvé par cette trappe ? ». C’est en quittant la pièce que l’on fait un découverte très inquiétante et qui accentue la gravité de l’œuvre que l’on vient de voir. Derrière l’encadrement de la porte par laquelle on est entré une hache accroché par une poulie pend au bout d’un corde.
En sortant de la chambre et en prenant la première à droite le spectateur entre dans un salon. Sur la droite, accroché au mur on distingue une collection de trois tableaux dans lequel sont empaillés des mouches et différents insectes. Les trois tableaux semblent, d’après le titre avoir été prêtés pour les besoins de l’exposition.
Au milieu de la pièce deux canapés à haut dossier vert ont été disposés autour d’une table sur laquelle est posé un album photo de Thora Dolven Balke, Safety Measures, 2009. On peut s’y installer et feuilleter l’album.
Dès son entrée dans la pièce l’attention du spectateur est attirée par l’escalier cassé qui se trouve à l’opposé et donnant dans une mezzanine où a été aménagé un « coin lecture » avec un canapé et une bibliothèque. L’escalier blanc a été cassé à sa base empêchant peut- être volontairement au spectateur de le l’emprunter.
On finit par comprendre que l’installation présente la fin d’un couple qui s’est disputé, bagarré peut-être, en tous les cas séparé. C’est en entrant dans la salle à manger que la pensée du spectateur semble se concrétiser. Au centre de la pièce une grande table de banquet a été disposée. En son centre elle est brisée en deux parties distinctes. Même l’assiette, qui rappelle le plafond et la chaise sont brisées. Sur le mur de gauche une série de tableaux contenant des pancartes en cartons de mendiants, avec inscrit en dessous leur provenance, montre peut-être que le couple imaginaire de cette maison était en crise et qu’il avait besoin d’aide comme les mendiants ont besoin d’argent.
Au fond de la pièce, le spectateur entre dans un salon TV. Un canapé et deux fauteuils ont été disposés devant la télévision et couvert d’un drap blanc. La télévision semble en veille car on peut entendre un léger bruit de grésillement. Une valise et un boite en carton renforce le fait que les occupants sont absents. Derrière les canapés une fenêtre intérieure donne dans une cuisine où un centaine d’assiettes envahissent l’évier, le plan de travail et même le frigidaire.
Après avoir parcouru la maison on a l’impression d’être entré dans la vie privé d’un couple. La maison grâce aux différents éléments que nous venons de voir semble avoir été traversée par une véritable « crise de couple » ce qui laisse le spectateur assez mal à l’aise. Les différentes parties de cette installation ont été choisies de façon à raconter une histoire de laquelle on partage le temps de la visite,l’intimité.